Aimer la vie, en sachant tout ce que l'on sait. Dans l'immensité du vide il est là, qui sourit. Ne pas vouloir son bonheur, ni son malheur, le vouloir lui. Comprendre que c'est peine perdue, ne pas s'y résigner. Attendre, parce que s'arrêter voudrait dire que c'est fini. Ce n'est pas fini, c'est simplement... absurde. Y penser, chaque jour, chaque minute, chaque seconde, si on peut appeller ça vivre. Les gens, leurs pas qui les emportent vers une finalité absente, au fond son image qui nous hante. Être juste faible, notre corps qui se meurt lentement. Seul notre esprit plein de souvenirs est encore vivace. Ressasser le bienheureux passé plutôt que se contenter de ce présent si déplaisant. Ne pas oublier son visage, sa voix, son regard. Pauvre con, tu pouvais pas refuser qu'on se rencontre. Comme si le déséspoir avait pris forme. La forme d'un cri. Crier son nom quand on descend sa bouteille de Vodka, inconscient, les larmes qui roulent, trempent votre jean, à genoux, mordre sa main ensenglantée, l'avoir perdu, se perdre, se perdre sois même. Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige. Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige. Courageux mensonges. Relire et relire l'histoire d'Alfredo et Violetta. La musique au plus fort, au plus bruyant, un verre de whisky-coca, puis deux, puis trois. Un mal de tête violent, les sons et les parfums tournent dans l'air du soir. Poursuivre chaque jour une finalité qui n'existe pas, s'étourdir, un engrenage infernal. Une chaîne sans fin, on l'aime, il l'aime, elle ne l'aime pas. La nuit sera nuit pour toujours. Un jour en été, pour des siecles en hiver. Perdre l'humanité. On n'est pas du même monde. Les jours ne ressamblent qu'à l'ombres des nuits. Des silences qui résonnent à l'âme comme un cri. Tant vouloir que ce soit lui. Oublier qui on est, fermer les paupieres. Dans les travers du temps, s'être perdu. Tellement seul que même la solitude est une amie dont on se passerait bien. Nous retenir si il peut refermer la blessure. Peine perdue. Il ne peut plus..
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le soleil brille dehors, dans ce décor idyllique tout semble parfait , et nos boucles nouées pourrait faire croire à deux amoureux transi endormis. La rosée a effacée nos larmes, et s'il n'y avait pas ces marques sur ton visage je pourrait être heureuse, mais qu'importe dans tes bras je suis en sécurité, intouchable et je sais que ma presence t'apaise, malgré tes erreurs je te fais confiance, Ai-je tort?..comment pourrais-je te renier?!...tes erreurs sont les miennes et malgré tes crises régulières, malgré tes "démons" tu as toujours était la pour moi, essayer d'allèger leurs disputes, et sécher mes larmes celle que l'on ne voit pas, écarter mes doutes et mes peurs..Aujourd'hui a bout de souffle c'est moi qui prendrait soin de toi...qu'importe les conséquences, qu'importe ce que les gens pensent, il y a des choses qui valent la peine qu'on ce battent pour elle, la famille en fait partie. Certains diront que j'ai fuit, que je me crée de problèmes nouveaux pour oublier les anciens que cette escapade va me faire souffrir encore plus, que tu m'en vaut pas la peine...Il y a une part de vrai dans tout ca...Certes je n'ai pas fuit..mais j'ai sauté sur l'occasion..l'envie de tout oublier ne serais-ce que pour quelques heures quelques jours..et rester seuls tous les deux comme lorsqu'on avait 6 ans, se raconter nos vies, nos peurs, nos rêves, et cette meme haine pour les divorces, pour notre père.
Encore une fois j'ai fui, fuit cette vie , fuit leur monde superficiel , leur frasques..certain se damneraient pour vivre cette vie, moi je me damne pour la quitter..